Oiseau perché ou conteur engagé ?

Trop sensible pour dire la vie au premier degré, Stéphane s’est inventé Homme Héron.

Alors seul en scène, au carrefour de la chanson et du fécit théâtral, il se raconte.

 

Il suit son fil narratif, tisse des chroniques sociétales pour s’affranchir de ce monde un peu fou, pour rire de nos travers ou de nos inquiétudes légitimes.

 

Humour engagé, poésie décalée, la densité de sa parole

frénétique et sa musicalité soignée font de lui un artiste aussi

inclassable qu’attachant.

L’homme héron nous parle, chante, joue, il fait « son spectacle » ! Il entremêle chanson, texte et spoken word joyeusement, virevoltant avec toute l’élégance de sa maturité entre son dispositif musical (piano électrique, synthé, looper) et les envolées de son grand manteau dissymétrique devenu signature. Pour qui l’a vu sur scène, c’est son terrain de jeu.

Et le rapport au public sa grande force. Ici, pas de procédé ou de formules toutes faites mais une adresse aussi directe que délicate dans ce spectacle-concert hybride.

 

S’il faut définir le style : Le timbre de son parlé chanté, sur des textes ciselés, offre une dynamique de choix pour cette ambiance électro-pop. La colonne vertébrale de ce volatile un peu solitaire, c’est son piano. Cette base fondamentale s’est enrichie au fil du temps d’une texture électro, de synthés vintages choisis sans nostalgie mais peut-être en écho à certains Supertramp ou Pink Floyd nourriciers, donnant à

l’ensemble une atmosphère néo-vintage.

Plonger dans l’univers de L’Homme Héron c’est accepter de se laisser porter par les mots et les sons. Même si elle semble dans un premier temps aussi déroutante qu’un roman en cinq tomes, cette parenthèse poétique et musicale est une alternative à nos solitudes, elle tisse les brins de nos histoires individuelles pour reprendre espoir et écrire un futur commun.

Parce que la poésie est à portée de main des humains, parce que la société râpe un peu, parce qu’il y a urgence à être ensemble maintenant, L’Homme Héron invite à prendre de la hauteur avec bonne humeur, à mettre des mots pour adoucir le poids des maux. 

 

 

 BIO STÉPHANE BARRIÈRE, ALIAS L’HOMME HÉRON

 

À la fois chanteur, comédien ou pianiste, Stéphane de son petit nom à la ville, arpente et entretient un rapport privilégié avec la scène depuis pas mal d’années. Son hybridité d’artiste est indissociable de sa personnalité.

Longtemps occupé par la scène de théâtre sans que la musique et ses propres mots ne soient jamais bien loin, son projet chanson reflète ses multiples expériences et son amour du verbe.

Formé au CRR de Nice (Théâtre et piano jazz) puis à l’École Nationale de la Comédie de Saint-Etienne (Théâtre), Stéphane poursuit à Paris diverses formations en chant, principalement au Studio des Variétés à Paris, et en piano avec Philippe Baudouin, Pierre-Michel Sivadier ou encore Hervé Noirot.

Côté spectacles (Théâtre, Spectacles musicaux, Comédies musicales),

Il travaille notamment avec Pierre Debauche, Murielle Magellan, Daniel Mesguich, Isabelle Starkier, Yann Palheire, Willy Michardière, Michelle Brulé, William Mesguich, Laurent Prévot, Frédéric Baptiste... Au sein de la compagnie Théâtre des Mondes il joue et co-met en scène avec Aude Biren différentes créations.

Côté concerts,

Il tourne son projet chanson « L’Homme Héron » depuis quelques années. Il est pour ce projet Lauréat du Prix Centre des Écritures de la Chanson-Voix du Sud, décerné par Francis Cabrel.

Son premier album « DRÔLES D’ESPÈCES » est sorti en février 2025.

Par attrait toujours pour la scène musicale, il est par ailleurs le pianiste du chanteur Oldelaf sur la tournée « Goliath » de 2017 à 2019, pianiste également sur le projet de Nordine Le Nordec Après l’Orage », qui tourne en premières parties des Fatals Picards depuis 2021.

Compositeur, il écrit des musiques de scène pour plusieurs compagnies, des musiques de courts et moyens métrages ou de films documentaires.

Il est Lauréat du Prix SACD en 2008 comme compositeur pour la comédie musicale jeune public « Les aventures de la plus mignonne des petites souris » (production Théâtre des Mondes).

Ponctuellement, il dirige depuis de nombreuses années des ateliers d’écriture de chanson et spoken word ou des ateliers de théâtre (en milieu scolaire, en milieu carcéral ainsi qu’en hôpital de jour en psychiatrie pour adultes) auprès de jeunes et adultes.

 

 

Crédit photo François Sternicha